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Protection juridique du drapeau[ modifier modifier le code ] L'article sexies du code pénal congolais érige en infraction l'outrage à l'emblème du pays. Cet outrage peut s'entendre comme tout acte, tout geste susceptible d'affecter l'intégrité du drapeau ou de dégrader sa valeur emblématique et symbolique représentative de l'identité et de l'unité nationale. Histoire[ modifier modifier le code ] Le premier drapeau du Congo fut créé pour l' Association internationale africaine du roi Léopold II de Belgique , et représentait une étoile à cinq branches en son centre sur un fond bleu foncé, supposément dessiné par Henry Morton Stanley , représentant la lumière de la civilisation illuminant l'Afrique noire. Ce drapeau fut utilisé pour l' État indépendant du Congo , puis le Congo belge.

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Les rébellions et incertitudes quant au détenteur du pouvoir se succédèrent jusqu'en , date à laquelle le lieutenant-général Joseph Mobutu, alors commandant en chef de l'armée, prit le contrôle du pays et s'autoproclama président pour 5 années. Il consolida rapidement son pouvoir et fut bientôt élu président à l'issue d'un scrutin sans opposition.

Le rejet de la légitimité de la Première République allait au-delà des mots. Au cours des deux premières années de son existence, le nouveau régime mit ses priorités sur les tâches de reconstruction et de consolidation politique. Créer les nouvelles bases de la légitimité de l'État, en particulier sous un régime de parti unique, devint la priorité de Mobutu. Mobutu est né dans la ville de Lisala à proximité du fleuve Congo , le 4 octobre Malgré ce lieu de naissance, Mobutu n'appartenait pas à l'ethnie majoritaire dans la région, mais aux Ngbandi , une petite ethnie dont le territoire se trouve à proximité de la frontière avec l'actuelle République centrafricaine.

Mobutu se référait constamment à ses origines modestes et à la renommée de son oncle, un guerrier et astrologue du village de Gbadolite. Mobutu, qui passe quatre années à l'école primaire de Léopoldville , prend sept années pour atteindre le diplôme d'enseignement secondaire, fréquentant différentes écoles.

Il a de fréquents conflits avec les missionnaires catholiques des écoles qu'il fréquenta. Il en est définitivement renvoyé en à l'âge de 19 ans. Il fut alors intégré pour sept années dans la Force publique. Le service militaire est crucial dans la carrière de Mobutu. Contrairement à d'autres militaires, il maîtrisait très bien le français , ce qui lui valut rapidement un emploi de bureau. En novembre , il fut envoyé à l'école pour officiers congolais, où il fit la connaissance de nombre des militaires qui devaient assurer le contrôle de l'armée après le départ des officiers belges à l'indépendance.

Vers la fin de son enrôlement, en , Mobutu avait acquis le grade de sergent-major, le plus haut rang accessible aux congolais. Il avait par ailleurs commencé à publier dans des journaux sous un pseudonyme.

Mobutu retourne à la vie civile alors que la possibilité d'une décolonisation se faisait jour. Ses articles de journal attirèrent l'attention de Pierre Davister , éditeur belge du journal L'Avenir. À cette époque, être parrainé par un Européen était une belle opportunité pour un Congolais ambitieux.

Sous la tutelle de Davister, Mobutu devint un éditorialiste reconnu pour un nouvel hebdomadaire africain, Actualités Africaines. Davister rendit également plus tard service à Mobutu en donnant un écho favorable au régime de ce dernier via son propre magazine belge, Spécial. Mobutu acquit une visibilité parmi l'élite africaine émergente à Léopoldville. Celles-ci lui refusant cette reconnaissance, il la rejettera par la suite.

Au cours des années , les jeunes Congolais politiquement ambitieux s'affairaient à monter des réseaux et des alliances. La résidence de Mobutu en Belgique lui épargna nombre des difficultés auxquelles d'autres étaient confrontés, qui se contentaient de relations locales et ethniques.

Mais cette approche ne lui aurait été d'aucun secours, les Ngbandi étant une ethnie des plus minoritaires et parmi les Ngala locuteurs Lingala immigrés à Léopoldville , d'autres tels Bolikango étaient des opposants potentiels de poids.

Mobutu emprunta une autre route, la diplomatie belge, les renseignements et les intérêts financiers locaux et internationaux recherchant des relais parmi les étudiants congolais de Bruxelles. Mobutu croisa par ailleurs la route de Patrice Lumumba , lorsqu'il arriva à Bruxelles.

Il s'allia à Lumumba, qui partageait notamment son anticléricalisme, à l'époque de la scission du Mouvement National Congolais MNC et des divergences d'avec Albert Kalonji. Il assista à la Table ronde tenue à Bruxelles en janvier , et retourna au Congo seulement 3 semaines avant la date du 30 juin prévue pour la proclamation de l'indépendance.

Quand l'armée se mutina contre les officiers belges, la nomination de Mobutu était un choix logique pour combler le vide. Lumumba nomma commandant en chef un membre de sa propre ethnie, Victor Lundula , mais Mobutu était le choix privilégié de Lumumba, et il ne tarda pas à prendre une place importante dans l'armée.

Il s'assura de la loyauté des individus en contrôlant leurs promotions et leurs rémunérations. Lundula, âgé et moins alerte, ne s'opposa que peu aux plans de Mobutu. Après la démission de Lumumba par le Président Kasa-Vubu le 5 septembre , puis la tentative de Lumumba de bloquer cette démission par le Parlement, Mobutu prit les rênes pour la première fois le 14 septembre. Quand en , comme en , les tensions se firent jours entre le président et le premier ministre et menèrent à l'instabilité du pays, Mobutu s'empara du pouvoir de nouveau avec l'aide des États-Unis.

Contrairement à la première fois cependant, Mobutu prit le pouvoir au-devant de la scène. Reconstruction politique[ modifier modifier le code ] Mobutu Sese Seko dans les années , affichant ses symboles de la toque en peau de léopard , la canne et lunettes. De à , l'État de Mobutu s'attache à renforcer sa légitimité en démantelant graduellement les institutions de la première république et en même temps en accroissant la centralisation du contrôle du pouvoir autour du président.

Bien que le parlement continuât à se réunir occasionnellement, ses prérogatives furent sensiblement réduites, les décisions exécutives étant généralement dorénavant prises par ordonnances-lois présidentielles. En , les 21 petites provinces furent rassemblées en douze, puis huit et la capitale, et furent renommées régions en Elles furent transformées en de simples entités administratives directement responsables devant le gouvernement central, et leurs assemblées étaient plus consultatives que législatives.

Après la suppression de la fonction de Premier Ministre en octobre , le président détenait le quasi-monopole du pouvoir exécutif, et contrôlait les pouvoirs législatif et judiciaire. Nombre de sympathisants de l'opposition tshombiste des années furent rapidement incorporés au système étatique à travers diverses opérations de patronage. Avec la même célérité, une justice sommaire put disposer des plus farouches opposants au régime.

Le 30 mai , quatre personnages-clef de la première république, dont l'ex-Premier Ministre désigné Évariste Kimba , furent accusés de complot envers l'État, jugés en une parodie de procès et pendus publiquement à Kinshasa.

Les menaces contre le régime persistèrent cependant. Des mois s'écoulèrent avant que ces foyers de dissidence puissent être contrôlés Pendant ce temps, des rumeurs faisaient état d'un retour prochain de Tshombe , l'ancien homme fort de l' État du Katanga , exilé en Espagne.

Ces rumeurs s'accentuèrent en juillet lorsque certains des anciens gendarmes katangais, aidés de mercenaires, se mutinèrent et prirent Kisangani anciennement Stanleyville. Deux mois plus tard, ceux-ci furent repoussés après une intervention du mercenaire français Bob Denard. En juillet , une autre importante mutinerie éclata à Kisangani, déclenchée par la nouvelle que l'avion de Tshombe survolant la mer Méditerranée avait été détourné vers Alger , où Tshombe était désormais détenu prisonnier.

Alors que les rebelles étaient boutés de Kisangani par les forces de l'ANC, ils prirent Bukavu , à proximité de la frontière avec le Rwanda , qu'ils gardèrent pendant trois mois. Ils tentèrent des attaques infructueuses contre l'ANC, mais en novembre, ils passèrent la frontière rwandaise où ils se rendirent aux autorités locales.

La campagne brillante et inattendue de l'ANC donna au régime une aura et une légitimité nouvelle. Le temps était venu pour de nouveau changements. Déjà en janvier , une étape majeure de la consolidation du régime fut effectuée avec la création du Corps des Volontaires de la République CVR , une organisation dont les membres furent essentiellement recrutés parmi les étudiants de l'Union Générale des Étudiants Congolais UGEC.

Nombre des idées produites par le CVR provenaient d'un groupe d'étudiants radicaux promouvant les thèmes de nationalisme, d'indépendance économique, et de socialisation. Elle donnait un pouvoir accru au Gouvernement central et au président, qui devenait chef de l'état, de la police et de l'armée, et chargé des affaires étrangères.

Le président approuvait ou démissionnait les ministres et leurs membres de cabinet, et fixait leurs attributions. Les ministres étaient chargés de la stricte exécution des ordres et programmes du président. Le président approuvait ou démissionnait également les gouverneurs de province, ainsi que tous les juges, y compris ceux de la Cour suprême. Le président de la République avait le pouvoir de légiférer quant aux dispositions non prévues par les lois, sans préjudice de la Constitution.

Sous certaines conditions, le président pouvait gouverner par des arrêtés présidentiels, qui prévalaient sur les lois. Plutôt que d'être un parti considéré comme une émanation de l'État, c'est l'État qui fut désormais considéré comme l'émanation du parti. Dès lors, en octobre , les responsabilités des partis et de l'administration furent mises en commun en une structure unique, assurant l'emprise du parti à tous les niveaux de pouvoir, y compris dans les provinces et jusqu'aux syndicats de travailleurs, mouvements de jeunesse et organisations étudiantes.

En peu de temps, le parti était devenu l'instrument exclusif et légitime de la vie politique du pays. La fondation doctrinale suivit de peu la fondation du parti, et prit la forme du Manifeste de la Nsele du nom de la résidence campagnarde de Mobutu à Kinshasa à Nsele , à six kilomètres de Kinshasa publié en mai Le nationalisme impliquait la mise en place d'une politique d'indépendance économique. L'authenticité donna à Mobutu sa principale originalité philosophique.

N'impliquant pas le rejet de la modernité , l'authenticité devait être vue comme un effort pour réconcilier les aspirations des traditions culturelles zaïroises avec les exigences de la modernisation.

La façon d'arriver à cette synthèse ne fut cependant pas explicitée. Ce qui ne faisait pas de doute en revanche, c'est que l'usage de ce concept d'authenticité était envisagé par Mobutu comme un moyen d'asseoir son autorité.

Ce pourquoi nous, les Congolais, désirons nous conformer aux traditions du continent, et avons décidé de joindre l'énergie des citoyens de notre pays sous la bannière d'un seul parti national. À côté des mérites ou des défauts du mobutisme, le MPR forgea sa légitimité à partir des partis populaires qui firent leur apparition dès la fin des années à travers l'Afrique, un modèle qui fut aussi une source d'inspiration pour le MNC-Lumumba.

Cela commençait par l'incorporation de la jeunesse et des travailleurs dans des organisations contrôlées par le MPR. En juillet , le Bureau politique annonça la création de la Jeunesse du Mouvement populaire de la révolution JMPR , un mois après le lancement de l' Union nationale des travailleurs zaïrois UNTZA , qui mit ensemble sous une seule organisation trois syndicats de travailleurs pré-existants.

En réalité, le gouvernement tentait de mettre sous sa coupe les secteurs les plus susceptibles de voir émerger une opposition au régime. Mobutu fut attentif à supprimer toute institution qui aurait pu favoriser les affinités ethniques. Les tensions ethniques réapparurent cependant à mesure que l'insatisfaction des congolais grandissait.

Le principe de la centralisation fut ensuite étendu aux districts et aux territoires, avec un fonctionnaire dépendant de Kinshasa à leur tête. L'État unitaire et centralisé ressemblait de plus en plus à celui mis en place sous le Congo belge, excepté le fait qu'en les provinces prirent le nom de régions.

La poursuite du contrôle des secteurs-clé sociaux continua. Entre et , de nombreux lieux furent aussi rebaptisés.

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